LE VERSEAU AU FEMININ - 21 janvier au 19 février - signe d'AIR

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nées du 21 janvier au 19 février : VERSEAU

les femmes du VERSEAU

Comment la reconnaître ?

Là encore, il faut distinguer l' " angélique " ( Kim Novak, Mick Micheyl, Suzanne Flon, Marie Daems ) au visage fin, au regard rêveur et étonné, à l'air distrait, à la carnation transparente et l' "uranienne ", plus dure, au regard souvent fixe. Beaucoup plus  "femme fatale ", évocatrice d'Antinéa, reine de l'Atlantide et grande croqueuse d'hommes, née de la féconde imagination de Pierre Benoît. Elle s'habille de façon excentrique, avec du goût, et porte des bijoux barbares ( Juliette Gréco, Jeanne Moreau).

   La femme VERSEAU a un  visage ovale, avec des pommettes hautes et saillantes, un front aux tempes étroites. Le nez est parfait; la bouche rarement grande mais bien dessinée; le corps est généralement mince.

   C'est une nerveuse. L'équilibre n'est pas toujours parfait et on la voit parfois, dans la rue, marmonner pour elle seule des propos incompréhensibles, l'oeil hagard, la bouche tordue par un rictus, la démarche inquiète ou le geste brusque. Du moins est-ce le cas de l'uranienne poussée à la caricature.

   La femme VERSEAU du type " angélique " vieillit bien; son air naïf et la clarté de son regard s'accentuent; le teint reste clair;  l'oeil se voile de mélancolie et de douceur et on ne voit bientôt plus que lui.

   Les gestes sont étroits, comme si une forme de timidité emprisonnait ce corps d'apparence fragile.

Comment se porte-t-elle ?

Il est évident qu'elle doit compter avec sa nervosité ou, plus encore, se défier de son côté " persécuté ". Comme elle est en outre résolument non-conformiste et quelque peu excentrique, elle passe pour une "  douce toquée ", victime de l'incompréhension des esprits bourgeois. Elle a besoin de calme et doit fuir les émotions violentes, tout ce qui peut renforcer sa tendance au " survoltage ".

   Ne possédant pas une santé de fer, elle doit ménager ses forces, essayer de préserver son sommeil, boire des infusions de tilleul et de verveine qui l'aideront à dormir en lui évitant les somnifères qui ne lui réussissent pas. Elle a du magnétisme et de l'intuition. Au Moyen Age, nul doute qu'on ait brûlé bon nombre de femmes VERSEAU qui avaient à la fois les traits de caractère ( insurgées, révoltées ), les dons de voyance ou de guérison, en même temps que le regard étrange d'une " créature du diable ". Et comme elles étaient curieuses de tout, elles connaissaient sans doute les herbes et les simples. Et puis, par goût, elles faisaient  " ce qui ne se fait pas ", bravant la bêtise et le conformisme, jouant peut-être aussi les avorteuses, parce qu'elles se voulaient libres...

   Parmi les troubles dont la femme VERSEAU souffre fréquemment, il faut citer les ennuis circulatoires, surtout au niveau des jambes qui sont souvent lourdes ou atteintes  de varices. Elle est sujette aux rhumes, aux allergies, aux ennuis respiratoires.

   Elle déconcerte les médecins qui ne comprennent rien aux manifestations dont elle est atteinte; on la soigne pour ce qu'elle n'a pas et on ne la soigne pas pour ce qu'elle a; même dans ce domaine elle ne fait rien comme tout le monde. Une chose est certaine, sa santé dépend essentiellement de son équilibre affectif et psychique. Lorsqu'elle est heureuse,  elle fait preuve d'une résistance surprenante.

   La femme du VERSEAU devra, le plus possible, soigner sa circulation sanguine, éviter la sédentarité, les longues stations debout, les métiers où l'on piétine.

   Comme le natif du signe, elle est sujette à l'anémie et souffre d'une hypotension plus ou moins chronique; d'où se grande fatigabilité, ses moments d'épuisement, ses vertiges, ses saignements de nez. Elle se fait des bleus...

   Souvent, elle souffre d'ennuis vertébraux, de déplacements de disques, de vertèbres tassées, de contractures musculaires au niveau du dos et surtout de la nuque. Les torticolis sont fréquents. Les gencives saignent facilement, les dents se déchaussent.

   On lui recommandera le recours aux vitamines, les infusions, les calmants légers, les citronnades chaudes, sucrées au miel et additionnées d'un jus d'orange, la cuisine légère et surtout variée. Son appétit a souvent besoin d'être stimulé.

Comment réagit-elle ?

Une fois de plus, ne résistons pas au plaisir de citer Conrad Moriquand : " La femme du VERSEAU est ambiguë et paradoxale, pleine de délicatessse et d'incohérences, insurgée sur tous les plans. C'est une nature cérébrale qui se guide uniquement par les sentiments, en marge de tous les conformismes. Idéal très élevé en dépit du désordre de l'existence et de son romantisme ."

   Elle a plusieurs visages. A la fois crédule, intelligente et enfantine, capricieuse et butée, généreuse et agressive, ayant de la grandeur d'âme et parfois mesquine, capable de coups de têtes, dévouée à ses amis, dure pour ses maris, défendant des idées d'équité et commettant des injustices, exprimant avec courage ses opinions mais s'imprégnant de celles des autres, aimable avec des colères hystériques, passionnée avec des manies, douée et paresseuse, méthodique et bohême, ayant à la fois le goût de l'ordre et de l'anarchie...Il n'est pas toujours facile de se frayer un chemin dans cet univers de contradictions. Ses idées, d'ailleurs, sont le plus souvent en opposition avec les faits de sa vie. Cela ne déconcerte que les autres.

   Mais il faut lui rendre cette justice, c'est qu'elle s'efforce de  progresser, recherche les êtres intelligents et généreux, s'enrichissant à leur contact, curieuse d'apprendre sur elle-même, sur la vie, sur le monde, l'occulte, les mécanismes de l'inconscient, tout ce qui pourrait donner une clef pour l'avenir, permettre de comprendre l'esprit humain.

   Lorsqu'elle sait conquérir son autonomie sans chercher à choquer ou à provoquer, en exploitant ses dons, la femme du VERSEAU qui a trouvé l'équilibre entre ses exigences intellectuelles et son affectivité apparaît comme un être remarquable et infiniment séduisant.

Pour quoi est-elle faite ?

 La felle VERSEAU se veut libre, égale à l'homme, prêt à affirmer son indépendance par tous les moyens et ne manquant d'ailleurs pas de courage lorsqu'il s'agit de conquérir son autonomie.

   Elle peut réussir, avec un peu d'esprit de suite, car elle doit se défier de la dispersion, de l'apsect un peu vélléitaire de sa nature. C'est la raison pour laquelle, sans doute, elle recherche volontiers les associations ou le travail d'équipe, au sein duquel elle trouve une plus grande stimulation. C'est sa façon à elle de s'imposer une contrainte de son choix.

   Quoi qu'elle touche, elle laissera son empreinte, sa marque originale; qu'elle fabrique des bijoux, écrive des livres, exerce un métier d'art, s'oriente vers la recherche, monte une maison de couture ou se lance dans l'action syndicale. Curieuse des êtres, elle appréciera surtout un métier qui la mette en contact avec les autres.

   Mais elle ne pourra jamais être enfermée dans un bureau à heures fixes, avec des tâches tous les jours identiques. Elle entend organiser son travail à sa guise; on peut d'ailleurs lui faire confiance, elle est scrupuleuse et tient parole.

  Elle est à l'aise dans les démarches, ose réclamer son dû, tenir tête à des personnages importants, à un patron ou à n'importe qui. Au pape s'il le faut. Surtout si elle a le sentiment de défendre une cause juste, de préférence révolutionnaire. Elle vole volontiers au secours des opprimés.

   On peut toujours admirer ses qualités d'organisation. Une formule qu'on entend d'ailleurs souvent dans sa bouche :  "Allons vite, organisons-nous!" Et elle le fait admirablement. C'est là sans doute qu'elle donnera le meilleur d'elle-même.

   Quant aux professions qu'elle peut exercer, elles sont identiques à celles qui conviennent au natif. Elle grossit cependant le rang des marginaux, des nomades, des hippies, des adeptes de la vie communautaire. Car son ambition demeure, avant tout, de conserver le temps de vivre, de profiter de l'imprévu et d'échapper à toutes les formes d'esclavage.

 Comment aime-t-elle ?

Elle rêve de merveilleux amours, comme une petite fille romantique en quête du Prince Charmant. A ceci près que ce Prince devra avant tout être un homme admirable : grand artiste, grand penseur, grand savant, homme politique en vue, peu importe. C'est son côté " glorieuse ". Mais malheur à celui qui trébuchera sur son piedestal. La déception la rendra dure, hostile, méprisante; elle ne pardonnera jamais à celui qu'elle aura un moment admiré de l'avoir trompée, sans jamais se demander si elle ne devrait pas se reprocher son manque de discernement. "Il a osé me faire ça!" Elle aime les rapports inachevés, la part du rêve, un certain mystère dans les " commencements ", les échanges épistolaires passionnés, dans lesquels elle fera du style, les " flirts au téléphone ", l'escrime à fleuret moucheté, les jeux avec le hasard.

   Plus incohérente encore que l'homme du signe, la femme du VERSEAU se marie plusieurs fois en prônant le célibat,  épouse celui qu'elle n'aime plus, se remarie avec celui qu'elle a quitté. Après cinquante ans, elle veut toujours séduire, mais elle a compris qu'elle s'adaptait mieux à la solitude. Parfois aussi, elle persiste dans le mariage avec un homme qu'elle a cessé d'aimer mais dont elle a pitié, auquel elle se croit utile - et elle l'est - et dont elle cherche à être l'amie. Mais elle l'assomme de ses bavardages intarissables. Car c'est là sa façon de réagir à l'angoisse : par  l'excitation, l'agitation et les flots de paroles. Contrairement à l'homme du signe, généralement silencieux comme une carpe.

   Elles sont les égéries plutôt que les mécènes. Pour l'homme qu'elle aime - tant qu'elle l'aime - elle est capable de tout, sacrifierait son confort, son temps et sa santé. Elle pardonne les infidélités et ne déteste pas les rapports ambigus.

   Ce sont souvent des mères abusives - si elles ont un fils unique et si elles l'élèvent seule. Mais elles l'aiment à leur manière, surtout si elles ont quelque sujet d'en être fières.

   Elevées dans la bourgeoisie et avec de stricts principes, elles se montreront plus " moralisantes " que les autres, jusqu'au jour où elles jettent leur bonnet par-dessus les moulins et font alors " la honte de la famille " avec infiniment de plaisir! Devenant plus tard de savoureuses " vieilles dames indignes ".



Article ajouté le 2008-03-27 , consulté 61 fois

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